Happy Ending

Bonjour à tous,

Ce (presque) weekend se tenait sur le circuit de Dijon Prenois la finale de la Lamera Cup 2015.

Grande première pour H-Racing puisque nous engagions 2 voitures la “chrome” (31) étant rejointe par la “chromette” la 12 pour sa première sortie sous nos couleurs et avec une décoration en phase de beta test…

Mais commençons par le commencement, le jeudi en fin d’après midi nous profitons d’une fin de journée de roulage Ayari Track Experience et de la disponibilité d’Olivier Thévenin pour faire une heure de setup qui nous apportera quelques nouvelles informations et ouvrira de nouvelles perspectives.

Le vendredi matin tout le monde est prêt au départ, une rangée fort impressionnante de 31 voitures nous confirme la bonne santé de la Lamera Cup et nous devons saluer, une fois de plus, le travail des équipes de TTM qui proposent un championnat ou les temps de roulage sont insurpassés et le cout global est imbattable.

Quand on voit certaines séries de prestige proposer un plateau de 13-14 voitures on peut se demander si la solution du budget “no-limit” n’est pas en train de montrer ses limites….

Toujours est-il qu’après 4 ans d’existence la Lamera Cup est en progression constante et chaque course voit arriver de nouveaux concurrents qui sont séduits par la formule.

Nous démarrons donc la journée d’essais du vendredi qui se conclura par les chronos en fin d’après midi.

La 31 démarre son programme de réglages défini par les pilotes et la 12 accueille 2 pilotes expérimentés en Lamera à savoir Pierre Perret et Bertrand Nicolas, un pilote “ex-31” Julien Froment et un débutant dans notre catégorie Sébastien Pineau mais qui est dijonnais et a couru à de nombreuses reprises sur ce circuit dans d’autres catégories.

Les tours s’enchainent, la piste est très piégeuse car la pluie fine de la veille n’est pas encore séchée par le timide soleil matinal, au fil des tours les pilotes de la 12 prennent leurs marques, nous commençons a ajuster les réglages en fonction de leur ressenti, Julien se fait une frayeur en partant en toupie à la remontée de Pouas, un léger contact vient tordre l’aileron arrière, rien de bien grave quand on voit ce qui arrive aux autres autos, surtout celles pilotées par des clients de TTM qui découvrent la piste et la voiture dans des conditions compliquées…

De son coté la 31 explore des options de réglages inédites qui donnent des résultats pas toujours à la hauteur de nos attentes, mais trouver des mauvais (ou très mauvais) réglages permet aussi d’éliminer certaines directions que nous n’aurons plus besoin d’explorer dans le futur.

Dans le dernière heure d’essais libres de la 12 Bertrand et Sébastien commencent à bien ressentir l’auto et se positionnent à environ 2 secondes des meilleurs temps ce qui est une performance remarquable, la 31 voit resurgir ses vieux démons d’alimentation en essence mais le temps manque pour chercher une solution au problème et l’auto part pour les essais chronos loin de son meilleur potentiel.

Nous trouvons un réglage “magique” sur la 12 dans la dernière séance chronos et cela permet a Bertrand d’aller plus vite de 0.2s que la 31, autant dire que les mines des pilotes ne sont pas identiques de chaque coté du garage.

L’étude des données de télémétrie de la 31 ne donne rien de concluant, nous démontons les filtres de pompe à essence qui se révèlent propres….mystère.

Pendant ce temps la TTM à organisé un repas de fin de saison à l’entrée du circuit, au vu des voitures personnelles des pilotes présents sur le circuit on pourrait s’attendre à une soirée guindée ou l’enjeu risque de crisper encore plus l’atmosphère alors qu’en fait tout le monde est déguisé dans un esprit Halloween et un karaoké achève de dissoudre le vernis, c’est aussi ca l’esprit Lamera Cup, on arrive en Porsche mais on fait un barbecue en riant avec des gens qu’on va essayer de battre le lendemain…..

Le lendemain matin départ de la 1° course, la 31 voit revenir au bout de 30 minutes ses problèmes d’essence et les pilotes sortent de l’auto en pestant contre tout ce qui est à portée de voix.

La 12 prend un bon départ, remonte 6 places et se retrouve derrière la 67, au bout de 2 tours dans le pare choc de la 67, à l’entrée de la parabolique Bertrand porte son attaque, la 67 serre la corde, contact, roues tordues, capot endommagé, il s’arrache au prochain tour en emmenant avec lui l’avant des carénages latéraux, la matinée ne commence pas bien du tout.

Nous récupérons le capot, remontons des carénages latéraux neufs, adieu notre belle décoration, et repartons, Bertrand est désolé pour ses camarades mais les aléas de la course sont par définition imprévisibles et cela peut arriver à tout le monde, l’avenir nous le prouvera.

La 31 poursuit son chemin avec ses coupures moteurs horripilantes, les pilotes rattrapent les voitures de pointe dans les virages, le moteur coupe à la relance de Pouas et ils perdent 50m dans la ligne droite.

Les autres concurrents ne sont pas en reste coté problèmes, la 1 de chez Ohres à cassé son moteur la veille, les mécaniciens l’ont changé jusqu’a 02h00 mais la distribution se décale sur le nouveau moteur qui rend l’âme à son tour, la 6 à également des problèmes suite à un contact avec la 29 de chez Force Motorsports qui effectue une spectaculaire remontée en performance, la 20 de chez Tech Drive perd son capot arrière….2 fois et finalement le malheur de tous nos concurrents nous permet de rester “en vie” malgré les problèmes d’essence de la 31 et de touchette de la 12.

La fin de course arrive, la 12 a un rythme soutenu et garde l’écart avec les voitures de tête, mais à 20 tours….la 31 est 6°, puis 5°, puis des pénalités tombent pour la 27 qui repart des stands trop vite et soudain nous sommes 3° à 30 minutes de la fin, avec des coupures de plus en plus fortes et de plus en plus fréquentes….le dernier relais se passe sans problèmes, nous partons pour les dernières minutes de course en espérant que le système d’essence ne va pas finir par rendre l’âme totalement….

Ouf, ca tient et la 31 finit 3° alors que la 12 coupe la ligne 20°

Nous avons maintenant à peine une heure pour préparer les autos avant le départ de la dernière course de la saison.

Le directeur technique de TTM vient nous aider à essayer de trouver le problème d’essence de la 31, noue changeons la pompe, rien, mesurons le débit, rien, mesurons la tension qui arrive à la pompe, PROBLÈME !!!!!!!!!!!!!!

Un maudit connecteur est oxydé dans le circuit électrique, nous le nettoyons 3 fois et gagnons à chaque fois un peu de tension mais pas assez, il reste 10 minutes avant la clôture de la grille, nous coupons ce connecteur pour souder les fils en direct, le plus sur le rouge, la masse sur le noir, sauf que les 4 fils qui sortent du connecteur sont…..BLANCS !!

Nous les identifions, nous les soudons, nous les isolons comme nous pouvons, 2 minutes avant la clôture de la pitlane, ça marche 12.5V aux pompes, nous sanglons Nicolas, nous fermons le capot, nous partons en catastrophe et nous voyons arriver l’auto en grille “just in time”.

Nicolas nous confirme que “ça marche, pas de coupure” et tout le monde pousse un soupir de soulagement.

La 12 part en bonne position, Pierre prend ce départ car il est habitué aux courses en peloton, ce qui n’est pas le cas du sympathique Arnaud Tsamere qui fait équipe avec Margot Laffite dans la 10 pour ce weekend et vient tamponner la 12 au bout de 8 tours….les dégâts sont moindres que le matin mais le pare choc arrière est coupé, du gros scotch, des colliers de serrage et une intervention express des mécanos et la voiture peut repartir en seulement 6 minutes…..ce qui fait 4 tours, mais nous y reviendrons plus tard.

La pauvre chromette qui était si jolie la veille ressemble de plus en plus à Frankenstein, ou au casque de Hervé Dumas….

Du coté de la 31 tout va normalement, le premier relais se passe sans problème, les pilotes de pointes des autres autos sont un peu plus rapides que la notre et nous nous stabilisons a 15 secondes de la tête, à noter que dans la 36 qui est normalement une voiture TTM on retrouve un certain Erik Comas ce qui ne nuit pas vraiment à la performance de l’auto…

La course sera beaucoup moins animée chez H-Racing que celle du matin, et c’est très bien.

En bref toutes les 35 minutes les autos rentrent, le plein est fait, les pilotes changent, nous sommes revenus a un temps de changement de pilote “normal” par rapport à la version écourtée de Jarama et cela enlève beaucoup de stress.

Du coté du championnat la 25 qui est en tète surveille comme elle peut la 19 et la 5 qui sont les seules autos qui peuvent encore venir lui chiper la couronne, tout le monde est très tendu et les nombreux safety car qui sont déployés par la direction de course rajoutent à la nervosité de la course.

Lors d’un safety car le pilote se trompe et bloque la mauvaise auto en tête, tout le monde perd un tour sauf les 4 premiers, un bon sprint jusqu’à la direction de course, suivi (mais pas rattrapé) par Maxime Bailleul, le team manager de Tech Drive dont la 25 fait partie des perdants nous fait arriver dans le PC de contrôle au moment ou le safety vient d’éteindre ses feux, une rapide explication incompréhensible si l’on est pas directeur de course ou team manager, le safety rallume ses feux, laisse passer 18 voitures et attend encore 2 tours que les concurrents qui viennent de se dédoubler le rattrapent….

Sauf que bien sur ils ne le rattrapent pas car les gentlemen driver qui participent pour la première fois de leur vie à une course ne comprennent pas qu’on DOIT rattraper les voitures de devant sous safety car et que les voitures rapides derrière ne peuvent pas vous doubler.

Nous faisons tous des grands signes quand le coupable passe devant les stands à 80 kmh avec un trou de 2km devant lui, nous envisageons de câbler les sièges au courant électrique pour leur exprimer notre mécontentement, ou alors de vider un chargeur de paintball sur leur pare brise mais finalement le safety car ralentit tellement que même les pilotes les plus prudents (soyons polis) finissent par rattraper le peloton.

A ce petit jeu la 31 qui garde un rythme soutenu alors que les autres équipes perdent du terrain au fil des accrochages et dépassements d’attardés remonte doucement au classement, 5, puis 4, puis 3, les pilotes se plaignent de “micro coupures” mais comme un pilote qui ne se plaint pas est un pilote mort et que le classement est bon nous commençons a envisager une issue heureuse.

Soudain la 19 qui est en tête de la course et qui joue le championnat ne passe plus, un attardé dans la 28 lui a fait un coup de “je te vois-je te vois pas” et a fermé la trajectoire quand Christian arrivait sur lui, coté arraché, voiture paraissant irréparable, il ne reste que la 5 pour le championnat et la 31 passe 2°.

S’en suit un long safety car qui nous permet de recoller à la tête, Chris finit son relais sous safety car et donne l’auto à Olivier qui ne fait qu’une bouchée de la 32 qui menait et nous voila en tête !!!!

La 12 continue sa remontée, repartis 31° (et derniers) au 10° tour, nous voila 25, puis 20, puis 15, puis 12°, à 4 tours de la tête, ces fameux 4 tours perdus au départ….

La dernière demi-heure de course est tendue, Olivier a fait un écart de 29 secondes sur la 32 mais si un safety car arrive tout est relancé, nous espérons que personne ne va avoir l’idée d’aller mettre une auto dans un mur pour que le safety sorte et que la 32 revienne a portée, il suffit ensuite d’un dépassement mal négocié sur un attardé pour tout remettre en cause.

Heureusement pour nous les esprits se sont calmés, les mécanos de ETC ont fait un travail magnifique et la 19 repart, un peu de travers, en faisant des bruits bizarres et des temps au tour pas très bons, mais elle repart et s’assure la 3° place au championnat.

Le damier tombe sur la 31, pour la 2° fois cette saison après notre victoire de Lédenon, la 12 finit 12° ce qui est à la fois source de satisfaction car le rythme est bon et de frustration à cause du début de course; la 25 remporte le titre devant la 5 et la 19, il est intéressant de noter que les 3 voitures de tête sont dans 3 écuries différentes, ce qui démontre qu’une formule monotype telle que la Lamera Cup permet à tout le monde d’avoir sa chance pour le championnat.

La saison se termine pour nous à la 4° place au général, nous sommes passés de 13° l’an dernier à 4° et même si nous sommes très contents pour les pilotes et pour l’équipe de la 25 qui ont été en tête toute l’année, nous comptons bien les battre l’an prochain !!!

La saison 2015 étant terminée nous attaquons la saison 2016 début Novembre avec des essais en Allemagne pour faire découvrir l’auto à des pilotes interessés et espérons bien finaliser des contrats pour certains d’entre eux.

En attendant nous serons présents le 05/11 au salon Devcom à Toulouse.

Bonne journée à tous