Casse tellet

Bonjour à tous,

Le weekend dernier se tenait sur le circuit du Castellet la 3° manche de la Lamera Cup 2016.

Nos 2 autos étaient sur place avec le même équipage sur la 31 à savoir Nicolas Oliveira, Olivier Thévenin et Philippe Marie.

Dans la 12 nous avons eu le plaisir d’accueillir un nouveau pilote en la personne d’Olivier Robert qui découvrait la discipline.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Castellet c’est sans doute le plus beau circuit d’Europe et sans doute un des plus beaux au monde, même en prenant en compte les extravagances d’Abu Dhabi ou de Bahrein. C’est un endroit magnifique…mais ça se paye.

Une des particularités de ce circuit est que TOUT est payant, l’entrée pour les visiteurs, l’entrée pour les équipes, même le wifi est payant, on essaie de ne pas respirer trop fort dans le cas ou une soudaine taxe sur le bon air serait imposée par le circuit.

Ceci étant dit les installations sont somptueuses, des stands immenses, une salle climatisée qui permet de suivre la course dans des conditions optimales.

Les essais libres du samedi matin vous nous permettre de recevoir les clients d’Eloise Transport pour qui nous avons organisé la même opération que l’an dernier, baptême de piste (payant bien sur) pour 10 privilégiés qui ressortiront tous des autos avec le sourire et de belles émotions.

Dès la fin des essais libres nous enchaînons sur les chronos, 2 sessions vont nous donner la grille de départ des 3 courses, celle du samedi après-midi et les 2 courses du dimanche.

La 12 part pour la première session et finira avec une for honorable 9° place sur la grille, la 31 est en grande forme et signe la pole pour la course du samedi après midi, pour la 2° session la 31 se classe 3° et la 12 prend la 12° place.

Nous sommes rassurés de voir la 31 partir en pole car nous pensons pouvoir éviter les accrochages potentiels du début de course….funeste erreur.

Les pilotes partent manger avec les invités Eloise et tout ce petit monde se retrouve sur la grille pour le départ de la course.

Le tour de lancement se termine, Nicolas prend un bon départ et à la bonne ligne en rentrant dans la première chicane mais entre le pif et le paf le pilote de pointe de la 38 veut absolument passer en tête au bout de 15 secondes de course alors qu’il reste encore 4h59m45s, vient taper la 31 tellement fort que le chassis se casse !!!! Nicolas fini le tour avec une auto en crabe et nos amis montagnards de la 17 viennent nous taper dedans quand l’auto se dérobe à la sortie du beausset, la 20 de chez Tech-Drive, coéquipière de la 38 et la 32 de chez RKM partent en toupie, se rentrent dedans et détruisent leurs chassis.

Tout ca suite à l’impatience qui vous fait croire qu’une course de 5h se gagne dans le premier virage….en tout cas pour nous la course a été perdue dans le premier virage.

La 12 pilotée par Jean-Christophe Rey évite magnifiquement les cadavres de Lameras éparpillées à la sortie du Beausset et quand le Safety Car sort elle pointe à une fantastique 4° place.

Nicolas ramène la 31, nous constatons la rupture du châssis, rien à faire, il faut tout démonter pour espérer être prêts le lendemain matin. Le pilote de la 38 à la chance d’être situé à l’autre extrémité des stands ce qui permet à tout le monde de se calmer avant de s’expliquer, il avoue tout de suite son erreur ce qui est honorable mais en tant que pilote confirmé il ne doit pas avoir ce comportement aussi agressif au départ d’une course de 5 heures….sinon il va faire de la Clio Cup…

La 12 prend son rythme de croisière, nous souffrons beaucoup de la chaleur, la pression d’huile baisse et le moteur se met en mode sécurité à chaque tour, les pilotes s’adaptent à cette situation en jouant avec les vitesses, ce qui fatigue notre embrayage qui finit par lâcher, nous devrons repartir des stands en poussant l’auto pour que le pilote puisse passer la 1° sans débrayer…

La course se passe sans trop de péripéties, la 31, la 20, la 32 sont HS, la 1 commence à souffrir de problèmes de turbo, la 19 qui joue le championnat doit également s’arrêter, la 67 qui va souvent vite mais pas tout le temps loin finit également par renoncer et au bout du compte la 27 de chez CTF remporte la course devant la 15 et la 1 qui limite les dégâts.

La soirée avance, la 31 est en phase de remontage, Joao de chez TTM vient nous aider à ressouder le châssis, Vincent de chez Tech Drive vient nous aider à régler le poste à souder qui est un peu farceur, les mécaniciens luxembourgeois (et donc parlant uniquement le luxembourgeois) de la 15 viennent également nous aider à comprendre les réglages de ce maudit poste à souder qui devrait faire “brrrrrrr” et qui fait “pet pet pet”.

Soudain le poste à souder comprend ce que nous attendons de lui et se met à ressouder notre châssis avec entrain, ouf, problème résolu.

Pendant ce temps les pilotes de la 12 font des entraînements de changement de pilote car ils perdent encore top de temps par rapport au délai imparti de 86 secondes, ils gagneront plus de 17 secondes de moyenne le lendemain….

Nous finissons vers 0230 pendant que les équipes de Tech Drive feront une nuit blanche pour essayer de réparer la 20…sans succès.

Le lendemain matin départ à 0900, à la mise en grille tout se passe comme prévu

La 12 part sans encombre et oscille entre la 10° et la 8° place au fil des tours, la 31 roule sans problème et le rythme de nos pilotes épuise rapidement la concurrence, nous partons 2°, descendons à la 4° place pendant que les furieux devant s’amusent entre eux, 3°, puis 2°, au bout d’une heure de course nous passons en tete.

Les consignes de TTM auprès des team managers pour calmer les ardeurs destructrices de certains pilotes pensant que la course d’endurance se joue dans le premier tour semblent avoir porté leur fruits et même si certains sont prêts à chevaucher les vibreurs pour gagner les précieux dixièmes qui leur manquent au moins ils ne détruisent que leur auto et pas celle des autres….

La 12 poursuit tranquillement sa course en milieu de tableau, 2 tète à queue nous pénalisent mais la bonne régularité de l’auto permet de remonter tranquillement, les pilotes se sont entraînés la veille au soir pour améliorer la procédure de changement de pilote lors du ravitaillement et les temps sont bien meilleurs.

Elle finira la course dans une belle 9° position mais l’embrayage ayant définitivement rendu l’ame cela annonce une course compliquée l’après midi, il n’y a qu’une heure au stand entre les course et il ne sera pas possible de le changer.

La 31 écrase la concurrence sur cette course, pas de safety car pour rebattre les cartes, notre avance sur le 2° passe de 5 à 10, puis 20, puis 30 puis finalement 40 secondes à 1h de la fin de course.

Les 2 derniers relais se passent parfaitement et Nicolas qui prend le dernier doit juste ralentir derrière un gentleman débutant qui passe une zone de drapeau jaune 8s plus lentement que le temps de référence.

Nous remportons cette course avec 30s d’avance sur la 67 qui ne ménage pas la mécanique et dont l’équipage court toujours après une victoire, ce qui les motive parfois au déla de ce que peut supporter l’auto.

Celle belle victoire indiscutable à un gout amer car nous sommes convaincus que sans l’accident de la veille nous aurions également été en mesure de nous battre pour la victoire, notre équipage est au dessus des autres ce weekend et quand on ne tape pas dedans notre auto fonctionne parfaitement.

La pause de midi se passe rapidement, les mécaniciens essaient de ressusciter l’embrayage de la 12 mais le liquide que nous injectons se retrouve directement par terre, rien à faire.

La 12 doit partir en 12° position pour la course suivante, nous négocions avec la direction de course pour qu’elle essaie de partir par ses propres moyens et si elle cale nous la pousserons et elle partira en dernière position.

La 31 partira de toute facon de la voie des stands car une vis à cassé pendant le tour de chauffe, une fois de plus la mécanique nous trahit, mais nous sommes contents que cette vis n’ait pas cassé au premier tour, ce qui nous aurait coûté plus de temps.

Départ, la 12 fait hurler son moteur et enclenche la première, elle avance mais pas assez, le moteur broute et cale, nous la poussons, la première passe et elle part pour son tour de mise en place en dernière position.

Eric qui prend le départ dans la 12 est motivé comme jamais pour remonter le maximum de voitures lors du départ et dès que les feux passent au vert nous voyons la 12 passer au milieu des 3 derniers rangs comme un couteau dans du beurre, Eric se déchaîne et gagne 8 places en 1 tour.

Olivier qui part dans la 31 passe de la 24° à la 15°, puis soudain rentre au stand au 2° tour, transmission gauche cassée.

Nous ne comprenons pas que la transmission qui a remporté la course du matin puisse casser au 2° tour de la course de l’après midi, nous changeons néanmoins la pièce et 6m47 incluant l’entrée et la sortie de stands et nous repartons bons derniers, la course est déjà perdue.

La 12 continue sa remontée et se stabilise à la 12° place quand soudain lors d’un départ de ravitaillement les 2 transmissions lâchent simultanément, nous garons la 12 dans le box de CTF car nous n’avons pas le droit de pousser une auto en marche arrière, faisons le ravitaillement de la 31 qui arrive le tour suivant et allons changer les transmissions de la 12 pendant que les mécaniciens de CTF nous aident en mangeant des glaces….bel esprit 🙂

Ils nous prêtent fort gentiment une transmission car nous n’en avons plus d’avance et la 12 repart pour finir 15°.

De son coté la 31 connaitra encore un problème avec un connecteur de vérin de boite de vitesse qui joue des tours, nous perdrons encore 7 minutes au stands avant de repartir pour finir 12°.

Après avoir lutté pendant 2h à la fin de la course la 67 finit par en gagner une et la joie de l’équipe technique est à la mesure de la frustration qu’ils ont connu ces derniers temps.

L’organisateur ayant bien fait les choses (pour certains seulement) les participants du podium pourront arroser les gens venus les applaudir à coups de ballons remplis d’eau, belle preuve de reconnaissance de leur part…

Le bilan du weekend est très contrasté, la 12 n’a jamais pu avoir sur la même course un fonctionnement technique correct et un équipage qui ne fait pas de sortie de piste, la 31 a connu 2 courses horribles avec un accident causé par la 38 qui nous coûte BEAUCOUP de points pour la première course, et des problèmes techniques dans la 3°, c’est d’autant plus frustrant car de son coté l’équipage a été parfait en ne commettant aucune faute dans tout le weekend.

En bref quand on combine la technique et les pilotes nous finissons avec 30 secondes d’avance sur l’ensemble du plateau, si l’équipage de la 12 avait pu avoir une auto sans coupures moteur le samedi et sans sorties de piste elle pouvait viser une 5° place, le dimanche sans les transmissions une 7° place était possible.

Nous nous retrouverons au Val de Vienne début Septembre avec des autos prêtes à en découdre.