Episode IV : Un nouvel espoir

Bonjour à tous,

Il y a bien longtemps, dans une galaxie fort lointaine….

En bref, le mois dernier s’est déroulé au Castellet la 4° manche de la saison de Lamera-Cup 2018.

Et nous pouvons dire que nous repartons de cette manche avec un nouvel espoir, nous avons pu enfin constater que lorsque nous mettons un équipage performant et sérieux dans notre auto de pointe les résultats reviennent naturellement.

Bien sur tout n’a pas été parfait et les changements dans notre équipe technique reflètent notre volonté de gommer les derniers problèmes qui nous empêchent de jouer la victoire.

Nous avons également eu le plaisir d’accueillir des pilotes invités dans la 31, nous avons rapidement fait connaissance et à la première question “C’est votre première course” nous avons eu 4 oui sur 4 pilotes….l’affaire commencait donc bien.

Pourtant nos débutants se sont parfaitement comportés, nous leur avons donné une seule consigne “ramène l’auto” et ils ont parfaitement rempli leur tache, bien sur quelques pirouettes ont parsemé leurs courses ça et là mais ils ont ramené l’auto en un seul morceau et ont pu finir à de belles places, loin devant les optimistes qui vont vite…..dans le mur.

Le weekend s’est terminé pour eux dans les sourires et nous pensons qu’ils garderont pour longtemps de bons souvenirs de leurs débuts en Lamera.

La 12 de son coté à connu un samedi compliqué avec encore des problèmes électriques, mais une fois ceux-ci résolus le dimanche a été bien meilleur et nous avons pris une fort belle 4° place qui démontre que nos réglages sont toujours performants quand les pilotes gardent leur sérieux.

Nous allons reconduire l’équipage de la 12 pour la course du Val de Vienne en espérant que nos efforts estivaux nous permettront de viser une place encore plus avantageuse.

A ce sujet nous lançons ici publiquement un défi à nos bons amis de la 67 pour une compétition cycliste le samedi soir sur la piste du Val de Vienne avant une revanche tennistique lors d’une manche ultérieure….voyons si notre défi sera relevé.

Bonne fin de vacances à tous et à très vite.

Le retour

Bonjour à tous,

Après un début de saison mouvementé nous avons le plaisir de vous annoncer que nous sommes enfin de retour pour jouer aux avant postes.

C’est avec un équipage enfin performant que nous allons nous présenter au Castellet en fin de semaine.

Julien Debin sera en effet épaulé par Matthieu Sapin qui à une longue expérience et Clio Cup, TTE et avec des essais forts concluants en Lamera.

Et pour compléter ce duo nous avons le plaisir de vous annoncer la fin de la courte de retraite de Nicolas Oliveira qui nous revient motivé comme jamais.

Nous espérons bien faire triompher les couleurs italiennes de notre Stratos en ce weekend de fête nationale.

Bonne journée et (enfin) à très vite.

 

Mamma mia

Bonjour à tous,

Il est temps de lever le voile sur la saison de Lamera 2018 qui s’annonce….particulière pour H-Racing.

Nos plans (géniaux) échafaudés au cours de l’hiver pour présenter 3 voitures, une dans chaque catégorie ont dus être considérablement modifiés car entre les renoncements de certains, les demandes de baisse de budget d’autres et les changement d’avis nous ne pourrons présenter qu’une voiture engagée à la saison en 2018.

En effet le plateau de la Lamera devient malheureusement de plus en plus similaire aux autres catégories ou les pilotes “rapides” ne veulent pas payer le tarif normal (mais sans amener de sponsor qui compense bien sur) et les équipages qui ont confirmé en Novembre ont changé d’avis en Janvier pour aller rouler dans une autre catégorie.

Dans cette accumulation de déceptions nous avons quand même eu la chance de rencontrer l’an dernier à Dijon Frédéric Delpit, qui après avoir passé le weekend avec nous dans la 23, s’est engagé et à pu monter un équipage que nous allons avoir le plaisir de faire rouler en Pro-Am. Les gens qui tiennent leurs engagements sont suffisamment rares pour les mentionner.

Il sera accompagné par un débutant fort prometteur, Romain Geoffroy que nous avons découvert lors d’un roulage à Barcelone et qui a été très rapidement dans le rythme.

Pour les 2 courses longues de la saison (Magny et Portimao) ils seront épaulés par Adrien Chila qui oubliera pour un temps le raffinement de sa LMP3 du Graff Racing pour venir se frotter à notre Lamera basique.

Nous avons finalement eu la chance de compléter cet équipage avec Julien Debin qui avait signé chez nous pour composer un équipage élite que nous avons malheureusement du abandonner suite à la défection du premier 3° pilote, puis du second 3° pilote, le tout pour raisons financières plus ou moins réelles. Nous profitons de cette occasion pour remercier Julien qui à immédiatement accepté de passer d’une voiture qui allait jouer le titre en élite à un rôle de super-coach pour aider nos pilotes pro-am à gagner les derniers dixièmes qui leur manquent.

La conséquence directe de tout cela est que Nicolas Oliveira qui nous accompagne depuis le début de l’aventure H-Racing en 2014 ne roulera pas cette année, nous mettons tout en oeuvre pour remonter un équipage élite dès que possible.

En bref nous allons oublier ces nombreuses désillusions et nous concentrer sur le sérieux de nos pilotes Pro-Am.

Julien à réalisé une splendide déco basée sur un concept “stratos 73” que nous vous présentons ici.L’auto est en fin de montage, nous avons récupéré un moteur neuf chez TTM qui a fait un bel effort sur le tarif des pièces détachées pour cette saison et nous sommes motivés comme jamais pour passer une belle saison avec des gens sérieux.

Notre fidèle 31 devrait nous rejoindre à partir de la course de Spa, elle reste disponible à la location pour plusieurs courses en 2018, elle espère rejoindre sa copine italienne au plus vite.

Bonne journée à tous.

Saison blanche, saison noire

Bonjour à tous,

Le weekend dernier s’est tenue la 7° et dernière manche de la Lamera Cup 2017 sur le circuit de Dijon Prenois.

Autant vous le dire tout de suite cette course vient clôturer une saison bien terne pour nous puisque nous n’avons pas pu récolter une seule victoire en 2017.

Mais, commençons par le commencement, à l’invitation de Sébastien Pineau qui a roulé chez nous en 2014 nous avons fait une halte lors de notre arrivée sur Dijon jeudi après midi pour découvrir son show-room.

Comme le veut l’adage nous avions amené le soleil avec nous pour ces pauvres nordistes au teint si clair, ce qui nous a permis de faire quelques beaux clichés.

Nous nous sommes ensuite rendus sur le circuit ou l’installation tardive (à partir de 18h00) a mis un certain stress aux équipes qui ont des structures imposantes à mettre en place, à Dijon on vous demande des chèques de caution et de paiement pratiquement avant de vous laisser rentrer sur le circuit et force est de constater que les équipements et les services proposés ne sont pas au rendez-vous, pannes d’électricité, télés d’affichage des chronos en mode zoom forcé….bienvenue à Dijon…

Quand on se rend compte en plus que le paddock ressemble toujours à une zone de guerre et que le vendredi après midi certaines équipes vont devoir travailler au son des marteaux piqueurs utilisés par les démolisseurs de ce qui reste des vieux stands on comprendra que les infrastructures ne sont pour le moment pas au niveau.

Les essais libres du vendredi nous permettront d’accueillir Cyril Calmon, de la société Total Cloud pour une course de découverte de la discipline dans la 12 en compagnie de Nicolas Oliveira et Joffrey Dorchy, nos pilotes titulaires.

Dans la 31 la famille Autajon fait son retour après une pause estivale, ils seront accompagnés par Julien Froment mais pas par Damien Marlois qui vient juste d’étre papa et qui n’a pas pu faire le déplacement.

Du coté de la 23 un équipage Pro-Am composé de Sylvain Randon, Pascal Gilbert, Fabrice Manté et le très rapide Frédéric Delpit nous permettra d’avoir pour la première fois une auto dans chaque catégorie en Lamera.

Les essais du vendredi se passent bien, nous essayons quelques réglages qui fonctionnent parfois, les pilotes se plaignent, comme tout le monde, de la différence de performance moteur avec certaines autos clairement identifiées, ce problème devra etre réglé par TTM qui en est conscient pendant l’hiver avec un changement de boitier moteur car apparemment certaines équipes ont trouvé le moyen de contourner les verrous logiciels….

La séance d’essais chronos se passe bien même si les pilotes ont du mal a éliminer le sous virage de l’auto, nous passons quand même facilement en superpole mais en faisant quelques tours de trop qui vont réduire la performance de nos pneus pendant cette superpole.

Au bout du compte sur un circuit “facile” pour les pilotes et surtout exigeant pour le moteur comme l’est le tracé bourguignon nous n’aurions de toute façon pas pu lutter contre les moteurs “magiques” et nous prendrons une 8° place sans conséquence car seule la pole marque des points.

De leur coté la 31 se classera P3 de sa catégorie et la 23 P4 de la sienne lors de ces essais, en somme tout se passe correctement.

Le lendemain matin lors du départ de la course le brouillard fait craindre un départ sous safety car mais la direction de course prend ses responsabilités et lance la course, bien lui en prend car aucun incident n’est à déplorer et la course prend ses droits.

Nos équipages prennent leur rythme, les changements aux stands s’enchaînent de manière quasi-parfaite, nous n’aurons aucune pénalité sur l’ensemble de la course, les pilotes respectent parfaitement les consignes lors des ravitaillements et tout se déroule comme nous l’avions anticipé.

La 31 est P2 en Gent derrière la 4 qui survole cette saison 2017, la 23 oscille entre P5 et P6 en Pro-Am, elle va faire une excursion dans le bac qui va la pénaliser un peu mais elle entame une belle remontée qui va la voir remonter rapidement à la 5° place.

Avant la pause de midi la 12 est revenue en tête et oscille entre la 1° et la 3° place au gré des changements de pilotes quand soudain Joffrey rentre aux stands, boite bloquée en 4°, nous constatons que la vis qui fixe l’entretoise de vérin de boite est cassée, nous la remplaçons mais perdons 2m30 soit 2 tours dans cette mésaventure.

La pause de midi arrive, la 12 est remontée en 6° place à 2 tours des leaders, la 31 reste à la 2° place de sa catégorie et la 23 qui a fait une magnifique remontée est 10° au général et 5° des Pro-Am.

La course de l’après midi va bien démarrer pour nous, les tours se suivent, les ravitaillements sont effectués sans problèmes mais soudain à 2h de la fin de la course la 31 rentre, accélérateur en panne, nous récupérons immédiatement un potentiomètre d’accélérateur que TTM n’a pas eu le temps de préparer, donc nous devons souder le connecteur du faisceau sur le câble, nous remontons le tout, Gérard repart dans la voie des stands et s’arrête quelques mètres plus loin car cela ne fonctionne toujours pas, nous ramenons l’auto dans les stands, allons récupérer un papillon de gaz qui est également HS (alors que les 2 pièces ont été changées il y a 2 courses…) mais on nous informe qu’il n’y a pas la pièce car une autre équipe est venue la chercher au camion sans en avoir besoin mais “au cas ou….”

C’est en trop pour la famille Autajon qui décide de ne pas repartir après avoir perdu plus de 30 minutes au stands, nous sommes désolés de les voir renoncer ainsi mais en nous mettant à leur place nous comprenons parfaitement leur déception.

C’est d’autant plus rageant que l’équipage de la 31 faisait une course parfaite, pas une sortie du weekend, pas une erreur, pas un contact, quand on voit les safety car se succéder et les autos qui sont de plus en plus nombreuses à rentrer avec une roue tordue, quand ce n’est pas un châssis fendu on se dit que notre équipage Gentlemen n’est vraiment pas payé de son sérieux.

La 23 remonte à la 4° place en Pro-Am, mais elle est à 10 tours de la 34 qui est 3°, il reste à peine une heure et les chances de les rattraper sont minces.

Dans la 12 tout se passe comme prévu, cette maudite vis de vérin nous a coûté 2 tours mais l’auto fonctionne bien, l’équipage est sérieux et nous tournons dans les temps des leaders en gardant la 3° place, des beaux relais sans erreur quand d’un coup Cyril nous prévient qu’il n’a plus d’accélérateur !!!

Si vous suivez notre saison vous savez que nous avons eu exactement la même panne lors de la course précédente à Jarama et la colère monte rapidement d’abord de manière injuste contre TTM qui nous vend des potentiomètres qui tiennent à peine une course puis contre le fabriquant car au bout du compte ce n’est pas le magasinier de TTM qui fabrique cette cochonnerie et il est autant désolé que nous.

Nous sortons le potentiomètre déjà câblé de la 31, l’installons dans la 12 et repartons à 10 tours de la tête, la rage au cœur et avec un sentiment d’injustice suite à tant de malchance.

La 31 est rangée dans le camion, la 12 est 10° à 10 tours et la 23 est 4° à 10 tours du 3°, quand allons nous avoir enfin un peu de chance ?

La réponse viendra rapidement quand la 34 tombe en panne de boite de vitesse à 20 tours de la fin, la 23 roule normalement, 10 tours de retard, puis 5, puis 2, puis 1 puis à 20 minutes de la fin de la course la 23 prend la 3° place de sa catégorie.

Inutile de vous dire que les pilotes de la 23 croisent les doigts, les jambes, invoquent des dieux vaudou et brûlent des cierges tant et plus et tout se terminera bien pour eux, l’auto tient le coup et il prendront une belle 3° place qui vient clôturer d’une note positive un autre weekend difficile pour nous.

Devant la lutte est féroce pour le championnat, la 1 est en tête, la 67 remonte comme une balle, si la 67 gagne la course ils sont champions, sinon c’est la 1 qui gardera son titre.

Un safety car permet a tout ce beau monde de se regrouper à 10 minutes de la fin mais alors que la piste semble dégagée, la direction de course va laisser le safety car en piste et le championnat va se terminer ainsi en queue de poisson, la 1 garde son titre pour 0.8s au bout de 90h de course, l’équipage de la 67 est fou de rage car il semblerait que la 1 ait court-circuité l’entrée de la boucle de chronométrage des stands lors de son dernier relais, cela devrait être pénalisé mais la direction de course jugera que cela mérite un simple avertissement.

Les pilotes de la 67 ne souhaitant pas aller en appel auprès de la fédération accepteront cette décision et la 1 sera proclamée championne vers 21h30.

Cet épilogue laisse un gout d’inachevé à une saison ou le niveau de pilotage a vraiment augmenté, TTM devra redoubler d’efforts cet hiver pour mieux s’assurer de l’équité sportive et technique entre les autos car il y a maintenant plusieurs autos capables de jouer la victoire et la concurrence doit rester saine pour que le championnat continue de se développer avec le succès qu’il connait depuis plusieurs année.

De notre coté nous allons redoubler d’efforts pour offrir à nos pilotes un matériel irréprochable et nous comptons également sur TTM pour motiver leurs fournisseurs qui doivent améliorer la qualité des composants qu’ils nous vendent.

Nous allons profiter de ce dernier résumé de course pour remercier notre chef mécanicien, Romain, qui a décidé de terminer son engagement en Lamera avec nous pour démarrer une aventure en VHC, nous lui souhaitons le meilleur pour ce nouveau challenge.

Bonne trêve hivernale à tous, elle sera de forte courte durée puisque nous avons une journée de roulage programmée le 25 Novembre à Barcelone.

 

 

La dernière ligne droite

Bonjour à tous,

Le weekend prochain se déroulera sur le circuit de Dijon Prenois la dernière manche de la Lamera Cup 2017.

Bien sur nos espoirs de victoire ou de podium au classement général se sont envolés en Espagne lorsque nous avons du remplacer la boite de vitesse le Samedi et voir ce maudit potentiomètre d’accélérateur rendre l’âme à moins de 2 heures de l’arrivée…

Le passé n’étant pas modifiable sans une DeLorean et quelques accessoires électroniques qui ne sont pas en notre possession nous allons nous occuper du futur proche et un peu plus éloigné.

Suite à notre sortie albigeoise de cette semaine nous avons le grand plaisir de vous confirmer la présence dans l’équipage de la 12 de Cyril CALMON, responsable de la société TOTAL CLOUD.

Cyril a longuement piloté en Vdv et dans les courses organisées par Creventic, son expérience en endurance lui permettra de trouver ses marques rapidement avec l’aide de Joffrey et Nicolas.

D’autre part nous avons profité de cette journée à Albi pour peaufiner les réglages de la 12 et nous sommes très confiants quand aux performances de notre voiture élite pour clôturer cette saison d’une manière positive.

Dans la 31 nous verrons le retour de la famille Autajon (Gérard, Roman et Robin) qui seront accompagnés par Julien FROMENT et qui auront à cœur de répéter les performances de la course de Spa qui les a vu monter sur le podium.

Enfin nous aurons une 3° voiture avec la 23 qui sera pilotée par un équipage de gentlemen, menés par Sylvain RANDON qui a donné sa chance en Lamera à Joffrey DORCHY l’an dernier dans la 29.

Sylvain est une personnalité très appréciée dans le paddock et nous sommes ravis de l’accueillir en compagnie de Frédéric DELPIT, Fabrice MANTE et Pascal GILBERT.

Bonne journée à tous

Noir c’est noir

Bonjour à tous,

Ce weekend s’est déroulé sur le circuit de Jarama la 6° manche de la Lamera Cup 2017.

Nous y allions avec de grands espoirs après notre remplacement de châssis suite à l’accident que nous avons subi lors de la course du Val de Vienne.

Autant vous le dire tout de suite, nos espoirs ont été à nouveau trahis par des pannes aussi invraisemblables qu’imprévisibles.

Mais reprenons la chronologie dans l’ordre.

Nous avons reconstruit l’auto entièrement après la course du Val de Vienne, malheureusement nous n’avons pas pu effectuer de roulage avant la course de Jarama et nous sommes arrivés sur le circuit en espérant pouvoir enfin donner à nos pilotes une auto avec laquelle ils pourraient lutter pour la victoire.

Le samedi matin nous allons rapidement déchanter car lors de la séance d’essais libres qui dure à peine 2 heures nos pilotes vont nous informer rapidement que le comportement de l’auto n’est pas satisfaisant, l’arrière se dérobe brusquement et sans prévenir.

Nous tentons quelques réglages et modifications pour finalement nous apercevoir que le différentiel ne remplit pas son rôle et s’ouvre beaucoup trop facilement, il aura sans doute été endommagé lors de l’accident du Val de Vienne.

Nous décidons de remplacer la boite de vitesse car TTM n’a pas de différentiel et les mécaniciens se mettent au travail, nous devrons rater la séance d’essais qualificatifs et nous partirons donc de la voie des stands pour les 2 courses.

Les pilotes qui sont arrivés la veille ne sont pas trop inquiets de cette mauvaise nouvelle car ils savent que le tracé très exigeant de Jarama va causer de nombreuses sorties de piste qui seront synonymes de safety car qui devraient nous permettre de remonter.

Nous sommes donc prêts à partir de la voie des stands mais dans le tour de chauffe Nicolas nous informe que la nouvelle boite de vitesse à sans doute amélioré le problème de décrochage du train arrière, mais qu’il reste présent et qu’il lui semble dangereux de partir pour une course de 7h dans ces conditions.

Nous ramenons donc l’auto dans le stand et après quelques recherches découvrons que la casse du différentiel à provoqué d’autres dégâts car les à-coups répétés sur le demi train arrière droit ont fini par abîmer les pièces de fixation de la biellette d’ouverture qui maintient la roue arrière droite en ligne.

Nous devons les changer et nous décidons de ne pas repartir pour préserver l’auto pour le lendemain, de toute façon avec plus de 2h de retard….

Nos pilotes ont eu raison car la course de Samedi sera une véritable hécatombe pour les quelques 25 Lamera présentes à Jarama, pratiquement toutes les autos vont sortir ou taper et les mécaniciens de TTM iront finalement se coucher vers 0530 pour se lever à 0615 le dimanche matin.

Le lendemain matin nos pilotes arrivent juste à l’heure pour faire faire quelques tours de vérification à notre auto avant le départ de la course, Joffrey part et quand il nous informe par radio que tout va bien toute l’équipe sent son moral remonter, après tout nous avons l’auto la plus rapide du plateau et le meilleur équipage, même si nous partons derniers, nous sommes confiants, la course est longue, les équipages sont fatigués par la course de la veille et nous sommes frais et prêts.

Nous partons donc 23° car 2 autos qui ont été trop endommagées le Samedi ne partiront pas le Dimanche, la remontée commence, 20°, puis 15°, puis 10°, puis 7, 6, 5, 4, 3, nous passons la 48 pour la 2° place à 3h de la fin de la course, il ne reste plus que la 1 devant nous.

Entre temps la bagarre à fait rage, la 38 a tapé fort plusieurs fois, la 32 aussi, les pilotes de la 67 qui devaient s’ennuyer ont eu à subir un déclenchement intempestif d’extincteur dans l’auto, ce qui à donné une ambiance de soirée mousse quand ils sont rentrés au stand avec des bulles géantes qui sortaient de la porte passager….Il se passe toujours quelque chose en Lamera.

Nous faisons un apport en huile qui nous fait perdre à peine 8 secondes et décidons de porter notre attaque sur la 1 qui est en tête.

Nicolas conserve l’écart avec la 1 quand ils ont leur meilleur pilote dedans, Joffrey leur reprend 25 secondes et Yann qui arrive ensuite pour enfonce le clou prend un tour à la 48 qui est 3° et remonte de 2 secondes par tour sur la 1, 60 secondes, puis 50, puis 40, puis 35, 33, 31 et soudain la 12 ne passe plus alors que Yann est dans son tour de rentrée aux stands à la fin de son relais.

L’efficacité espagnole étant ce qu’elle est, c’est à dire perfectible, nous mettrons plus de 20 minutes à récupérer l’auto, nous diagnostiquons très rapidement une panne de potentiomètre d’accélérateur, TTM nous en donne un de rechange mais il ne rentre pas en lieu et place de l’ancien car ils ont modifié le système de fixation sans le mentionner….

Nous repartirons 20° pour finir 16°, Joffrey fera même une excursion au bac sans conséquences.

Une fois de plus nous sommes trahis par une panne imprévisible alors que nous sommes à portée de victoire…

La course de Dijon dans 2 semaines sera notre dernière chance d’accrocher une victoire pour terminer cette saison sur une note positive car la malchance qui nous a poursuivi jusque la a bien entendu détruit toutes nos ambitions au championnat alors que notre auto et son équipage devaient jouer les premiers rôles.

Entre temps nous serons présents à Albi le 18/10 pour une journée d’essais qui nous permettra de fignoler les réglages avant la course de Dijon, si d’ici la vous avez un marabout, un guérisseur, un exorciste ou un sorcier vaudou à nous recommander il sera le bienvenu.

Bonne journée à tous.

 

 

 

CTRL+C CTRL+X CTRL+V

Bonjour à tous,

Si vous suivez nos aventures en lisant nos articles sur internet vous êtes sans doute suffisamment qualifiés en informatique pour décoder ce titre qui peut sembler assez confus au premier abord.

En effet, ce weekend va se dérouler sur le circuit de Jarama l’avant dernière manche du championnat Lamera 2017.

Et nous allons faire un CTRL+C CTRL+V dans la 12 puisque nous aurons le plaisir de reconduire l’équipage qui a brillamment amené la 12 (enfin la 23…) à la 4° place de la dernière course au Val de Vienne.

Nicolas et Joffrey seront à nouveau épaulés par Yann qui va enchaîner une 4° course en 4 weekends puisque après avoir roulé avec nous au Val de Vienne, il est allé gagner les 500 nocturnes dans son Alsace natale, puis il a enchaîné avec une épreuve ELMS à Spa ou il a malheureusement du abandonner.

Coté matériel par contre nous avons plutôt effectué un CTRL+X CTRL+V puisque le châssis de la 12 à été tellement abîmé lors de la course du Val de Vienne qu’il a du être remplacé par un flambant neuf que nous allons inaugurer ce weekend.

En bref nous avons un châssis neuf, un équipage performant et nous sommes prêts à en découdre en ayant mis toutes les chances de notre coté.

Vous pourrez suivre nos aventures en direct sur l’excellent site de dataware sur les adresses suivantes

www.timing.dataware.fr

www.piste.dataware.fr

Bonne journée à tous.

Le début du commencement de la fin du tunnel

Bonjour à tous,

Pour ceux d’entre vous qui suivent nos aventures régulièrement vous savez sans doute que la saison 2017 est marquée du sceau (ou du sot) de la malchance pour nous.

En effet alors que nous avons clairement l’auto la plus rapide et l’équipage le plus performant nous ne parvenons pas à couronner nos performances par une victoire qui ne cesse de nous échapper pour des problèmes techniques inopinés et des circonstances de courses défavorables (ou favorables aux autres…)

Nous nous sommes donc déplacés sur le circuit champêtre du Val de Vienne, avec ses vaches et ses moutons, pour la 5° manche de la Lamera Cup 2017 remontés comme des pendules, prêts à bondir, enfin bref, avec des grandes attentes….

Dans la 12 nous avions le plaisir d’accueillir, en plus de Nicolas Oliveira et Joffrey Dorchy, le très talentueux Yann Ehrlacher qui malgré ses 21 ans (ce qui n’a rajeuni personne dans l’équipe…) à déjà une solide expérience en course avec plusieurs titres en Mitjet ainsi qu’une victoire en WTCC dans une auto moins performante que ses concurrents.

Du coté de la 31 nous avons eu le plaisir d’accueillir en dernière minute un équipage extrêmement sympathique composé des frères Zanato (Enzo et Raffaele), de Sebastien Dinoto et de Bruno Leplat.

Après une prise de contact vendredi soir au bout de 10 minutes nous avions tous l’impression de nous connaitre depuis des années et cette bonne humeur a perduré tout au long du weekend.

Le samedi matin les choses sérieuses commencent, 7 heures d’essais libres sont au programme de la journée, comme prévu les débutants….débutent et le compteur de bac à gravier affiche bientôt un score de 2-1 en faveur (ou défaveur selon l’opinion des mécanos) de la 31, il faut noter que contrairement aux autres équipes ce score restera inchangé sur l’ensemble du weekend, les pilotes ayant rapidement compris que lorsqu’on veut gagner 1 seconde et qu’on perd 20 minutes ce n’est pas très profitable au bon avancement dans le classement…..

La 12 prend son rythme en haut du tableau, les pilotes de la 31 progressent à chaque sortie et font des relais courts de 15-20 minutes, ils récupèrent des infos et des conseils auprès de leurs camarades de la 31 et leurs chronos s’améliorent.

Nous terminons les essais libres sous la pluie, la piste sèche pour les qualifs, la 31 fait son run et prend une très honorable 14° place mais les choses se gâtent pour la 12, une fois de plus….

Joffrey fait un premier tour, nous prévient par radio qu’il a eu un problème de direction assistée et se relance dans un second tour qu’il ne finira pas car cette maudite DA se rebloque, Joffrey saute sur les freins mais ne peut éviter le rail qui au Val de Vienne est situé à environ 37 millimètres du bord de piste alors qu’il n’y a aucune habitation à moins de 40 kilomètres du circuit (va comprendre Charles….).

Bilan des opérations, l’avant de la voiture semble enfoncé mais pas trop, la roue arrière gauche est ouverte mais les pièces faisant office de fusibles ont bien rempli leur rôle et nous pensons pouvoir réparer le tout.

Sauf que une fois la face avant enlevée nous nous apercevons que les dégâts sont bien plus sérieux à l’avant qu’a l’arrière.

Joffrey a du taper le rail pratiquement de face, le faux châssis ne s’est donc pas déformé comme il doit le faire et le châssis est enfoncé, pire, les tubes d’arceau qui remontent sont déchirés…

Nos voisins belges nous proposent immédiatement leur aide pour ressouder le châssis mais nous comprenons rapidement que le châssis de la 12 vient de vivre son dernier tour de piste, il est 22h30, il n’y a aucune auto disponible dans le paddock pour envisager d’emprunter des pièces (juste un châssis complet, une paille….), TTM à apporté une auto de développement mais ils y ont apporté tellement de modifications qu’il est impossible de le remettre en configuration standard.

Nous prenons donc la décision un peu folle d’aller chercher la 23 que nous avons loué à son propriétaire pour la course du Castellet en Juillet et qui est toujours dans notre atelier….à 400 kilomètres du circuit…

Spontanément le chef mécano de nos voisins belges se propose de descendre avec notre chef mécano pour l’aider, et le directeur technique de TTM arrive avec son 4×4 qui permettra d’aller plus vite qu’avec notre fourgon…

Bien sur ils devront être la pour le départ de la course à 0900 le lendemain matin, 800 kilomètres en 8 heures, plus le temps de chargement à l’atelier et le retour avec une remorque chargée….c’est jouable mais c’est TRES limite.

Les pilotes vont se coucher, à 0412 un sms arrive de notre équipe de cambrioleurs “On repart de l’atelier”….

Ils arriveront à 0830, l’auto est immédiatement déchargée, les réglages de suspension installés pour correspondre plus ou moins à ceux de la 12 sont mis dedans, les harnais sont installés, tant pis pour la radio, le laptimer, le chrono d’arret aux stands, c’est en flux hyper tendu….

Les pilotes de la 31 qui sont partis la veille au soir se demandent s’ils n’ont pas abusé de substances potentiellement illicites quand ils voient dans le stand que l’auto n’est plus bleue mais chrome, nous leur expliquons le changement d’auto et ils nous regardent comme si nous étions fous, ce que nous sommes probablement un peu…

La grille est en place, les moteurs démarrent, le tour de lancement commence et la 23 est toujours devant notre box car le harnais pose problème pour l’installation, à 30 secondes du lancement de la course de commissaire technique nous donne son accord et la 23 va se poster au bout des stands et part après le peloton des 24 Lamera.

Les pilotes sont agréablement surpris par le châssis qui a un comportement assez identique à celui de la 12 la veille, en tout cas il est “sain” et ils commencent une remontée dont nous sommes habitués, au bout de 3 heures nous pointerons en 2° place, à 7 secondes de la 67 qui fait la course en tète depuis le début.

La 31 oscille entre la 3° et la 8° place en catégorie Gentlemen, les pilotes améliorent leurs temps et ils sortent à chaque fois de l’auto en disant qu’ils ont encore progressé dans leur appréhension des limites de l’auto, quelques dérapages mais aucun bac à graviers se chargent de leur rappeler que ces limites sont assez cruelles au Val de Vienne.

Les ravitaillements se passent tous parfaitement, même les novices de la 31 se sont bien habitués à notre procédure et nous avons chaque fois quelques secondes d’avance avant de les relâcher, sur la 12 les relais se passent sans encombre, en fonction des pilotes présents dans notre auto et dans les autres l’écart oscille entre 10 et 40 secondes de la tète et nous ne pouvons qu’attendre la faute de la 67 car le moteur de la 23 est sans doute un peu plus fatigué que celui des autres Lamera et les pilotes se plaignent de mieux sortir des virages avant de perdre du temps dans les lignes droites.

La 1 connait des problèmes, avec la chance qu’ils ont depuis le début de saison il fallait bien que cela leur arrive de temps en temps, idem pour la 38 qui avait pourtant fait la pole avec un moteur plein de fougue, la 43 et la 48 de nos voisins belges se maintiennent aux avant postes, il y a très peu d’écart entre les 6-7 premiers et tout le monde est tendu.

A 3 heures de la fin Nicolas donne le volant a Joffrey qui rentre 1 tour plus tard avec une transmission HS, les mécanos oublient leur fatigue et la remplacent en 5 minutes entrée et sortie de la voie des stands incluse, mais nous avons perdu 3 tours, nous sommes 5°.

Dans la 31 la boitier de DA pose des problèmes, il surchauffe et cause des problèmes, nous décidons de perdre 30 secondes sur le prochain relais pour le remplacer mais il a tellement chauffé que les cosses sont fondues dedans, tant pis, les pilotes devront passer au stands à chaque panne de la DA….

Lors d’un relais nous voyons rentrer la 31 avec son pilote malade qui a laissé quelques souvenirs du repas de midi sur sa combi, le siège et les harnais, c’est une première pour nous, les mécanos prennent une grande inspiration avant d’aller sangler le pilote suivant en apnée, il me regarde fixement à travers le pare brise et je dois me retenir de ne pas rire en voyant sa mine déconfite.

Les relais se suivent, les pilotes de la 31 se font des amabilités “moi ça va, mais vas-y en premier” mais la bonne humeur est revenue et chaque relais est l’occasion d’une franche rigolade quand celui qui sort peut enfin respirer et souhaite bien du plaisir à celui qui rentre dans l’auto, nous cherchons en vain un sapin “qui sent bon” pour installer dans l’habitacle, ils termineront finalement à une belle 7° place en catégorie gentleman en ayant conscience d’avoir beaucoup progressé dans le weekend.

La 23 remonte 4°, puis 3° quand un des rares safety car nous fait perdre 50 secondes au moment ou Emmanuel Orgeval prend son relais dans la 43, notre moteur souffre de plus en plus, nous avons des coupures dues à la pression d’huile trop basse dans certains virages et “Manu” Orgeval profite de notre faiblesse pour nous passer sans que Yann ne puisse se battre contre lui, nous sommes 4°.

Même si le résultat n’est pas celui que nous attendons il reste 50 minutes de course, tout peut encore arriver et en Lamera celui qui ne franchit pas la ligne ne marque pas de points, si une des autos de tête fait une faute dans le dernier tour nous serons sur le podium.

Nos pilotes gèrent les coupures moteur comme ils le peuvent et espèrent une faute des leaders qui ne viendra pas, pire à 3 minutes de la fin Joffrey qui passe devant les stands est victime d’une casse de chape de suspension arrière, le triangle inférieur frotte sur la piste et la voiture est quasiment sur 3 roues….

Il rentre au stand a allure réduite, nous sommes dans le dernier tour, nous avons 2 tours d’avance sur le suivant mais nous DEVONS passer la ligne, nous attachons le triangle comme nous pouvons en 20 secondes et le renvoyons en piste en lui disant “tu dois finir, débrouille toi”….on a vu mieux comme consigne de conduite et comme stratégie mais cela porte ses fruits car il boucle son tour, passe la ligne et arrête la 23 immédiatement après, nous sommes 4 et nous prenons les points…

Bien sur nous visions mieux que cela mais en relativisant un peu les choses nous réalisons que nous avons pu prendre le départ grâce à un quasi miracle rendu possible avec l’aide de nos amis et concurrents belges et grâce à Sylvain de chez TTM qui a conduit toute la nuit pour nous ramener une auto que nous avions eu la bonne idée de réviser après la course du Castellet.

Les pilotes ont pu apprécier à sa juste valeur le travail des mécanos et de l’équipe qui ont tout fait pour leur permettre de défendre leurs chances et même si sans une casse de transmission nous aurions sans doute pu viser la victoire au bout du compte nous revenons de loin et cette fois la chance nous a quelque peu souri.

Nous sommes passés ce matin chez Mygale à Magny-Cours pour récupérer un châssis neuf qui va remplacer celui de la 12 pour la prochaine course à Jarama à la fin du mois et nous allons remonter une auto neuve pour poursuivre l’aventure vers la fin de ce maudit tunnel…

Un grand merci a tous ceux qui nous ont aidés ce weekend, chez Milo, chez TTM, on vous en doit une belle et c’est à charge de revanche.

A très vite pour de nouvelles aventures….

Mercato

Bonjour à tous,

En cette période estivale ou le prix des transferts suit l’évolution du thermomètre en pleine canicule nous avons également activé notre cellule de recrutement pour trouver un remplaçant à Fred Mallon qui ne peut faire la course du Val de Vienne avec nous pour un problème d’agenda.

Neymar n’étant pas disponible et M’Bappe étant retenu à Clairefontaine nous avons du explorer d’autres pistes…..d’autant que ce weekend se déroulent plusieurs autres courses dont la Clio Cup à Magny-Cours ce qui a empêché Jeremy Sarhy de nous rejoindre.

Nous cherchions un pilote rapide, sûr et habitué aux courses d’endurance, ce n’est pas la combinaison la plus courante mais nous avons le plaisir de vous annoncer la venue d’un pilote regroupant toutes ces qualités.

Yann Ehrlacher va en effet nous rejoindre pour la course du Val de Vienne, après une carrière bien remplie en Mitjet 2 Litres avec un titre lors de sa première saison, puis en Mitjet Supertourisme avec le titre également lors de sa première saison Yann poursuit actuellement sa carrière en ELMS avec quelques courses en WTCC.

Quand on sait qu’il n’a que 21 ans on se rend compte que nous avons affaire à un pilote très doué.

Nous sommes très heureux d’accueillir un pilote aussi prometteur pour ses débuts en Lamera, il sera encadré par nos 2 pilotes de référence à savoir Joffrey Dorchy et Nicolas Oliveira.

Nous vous rappelons que notre auto Gentleman est toujours disponible pour cette course, contactez-nous pour les modalités.

A très vite.

 

 

 

L’exorciste

Bonjour à tous,

Le weekend dernier s’est tenu sur le magnifique circuit du Castellet la 4° manche de la Lamera Cup 2017.

Nous avons eu le plaisir d’avoir une 3° auto en exploitation ce weekend puisque la famille Autajon a souhaité rouler à 3 et nous avons composé un 2° équipage Gentlemen dans la 23 avec Julien Froment, Damien Marlois et Jerome Rebilly qui nous a rejoint après sa très belle performance de Nogaro pour ses grands débuts en Lamera ET sur circuit.

Pour ce weekend de fête nationale nous avons opté pour une décoration tricolore du plus bel effet.

De son coté la 12 a conservé le même équipage qu’a Nogaro à savoir Nicolas Oliveira, Joffrey Dorchy et Frédéric Mallon.

Nous avons pu participer à une séance d’essais le vendredi soir qui nous a permis de valider les réparations faites après Nogaro sur la 12, ce maudit faisceau électrique a enfin cessé de faire des siennes et l’auto fonctionne correctement.

La 31 et la 23 enchaînent les tours sans problème, les pilotes découvrent ou redécouvrent le circuit.

La session se termine à 1900 le vendredi soir, Jérome qui est un peu souffrant va se reposer et les autres pilotes se retrouvent tous chez Nicolas pour une soirée pétanque-ping pong-rosé ou des sujets de conversation aussi sérieux que le nombre de glaçons idéal dans le verre de rosé ou la composition de la pizza 4 fromages sont abordés.

Le samedi matin les essais libres se passent sans encombres, ils sont suivis par les qualifs ou la 12 va une fois de plus démontrer sa pointe de vitesse en réalisant les 2 pôles disponibles.

Dans la 31 Robin rate sa session car il ne peut s’extraire du trafic fort dense, pas moins de 33 Lamera sont présentes. Gérard réalise un bon temps mais comme c’est le cumul des temps qui décide de l”ordre de départ la 31 partira finalement 22°.

De son coté la 23 avance sans faire de bruit et réalise une très belle 16° place, Damien a franchi un palier et roule très vite, Julien fait sa session en toute sûreté et leur résultat récompense leur sérieux.

Le mauvais sort nous frappe encore car en purgeant les freins de la 12 avant le départ nos mécaniciens détectent une panne de pompe de freins, le temps de la changer nous ne pourrons pas être à temps sur la grille.

Alors que nous avons fait la pole nous devrons partir derniers de la voie des stands en compagnie de 4 autres autos, les délais entre la fin des vérification techniques qui suivent les essais et la clôture de la procédure de départ 15 minutes avant le départ semblent trop courts, pas seulement pour nous…

Le départ est donné, la 12 commence sa remontée et la 31 commence sa descente aux enfers, des problèmes télémétriques et des erreurs de notre part vont la faire s’arrêter 2 fois en début de course.

La 23 fait un début de course sage, partie 16° elle remonte jusqu’à la 10° place à la fin du premier relais puis se stabilise autour de la 14° place, ce qui lui assure le podium en catégorie Gent mais à la mi course Julien est victime d’un contact qui casse le pare choc arrière, celui ci s’arrache avec le vent et la direction de course nous force à rentrer car il est interdit de rouler avec un élément de carrosserie manquant, à garder en mémoire pour la suite….

Au bout d’une heure et demie de course la 12 qui a effectué une splendide remontée passe en tête, rien ne semble pouvoir nous arrêter, l’auto fonctionne bien, les pilotes ne font pas de faute et même quand les autres équipes ont leur meilleur pilote en piste ils ne peuvent que se maintenir, et dès que les pilotes moins véloces prennent les commandes de la 1 ou la 38 ou la 67, notre équipage homogène creuse un peu plus l’écart.

Nous commençons a entrevoir la victoire loriquet soudain à 1h30 de la fin de course nous voyons l’auto s’arrêter en bord de piste avec un énorme panache de fumée, nous attendons anxieusement le retour de l’auto sur la dépanneuse, à noter que contrairement à Spa ou certaines équipes avaient eu le manque de classe d’applaudir lorsque notre auto été rentrée suite à la perte de contrôle d’un attardé, cette fois personne n’a de comportement déplacé à notre égard et nos voisins belges de chez MRCP avec qui nous nous entendons très bien viennent nous proposer leur aide….

Il se trouve que c’est l’ailette de turbo d’échappement qui est tout simplement partie, elle n’est plus la, ni dans le turbo, ni dans l’échappement, elle est partie sur la piste en passant par l’échappement qui est pourtant tortueux….

Rien à faire, nous devons remplacer le turbo en espérant que le moteur n’aura pas souffert, mais vu qu’il démarre et tourne correctement nous sommes optimistes même si nous devons sortir le moteur et la boite car l’embrayage colle et nous pose de plus en plus de problèmes.

La course se termine avec la 23 en 20° place, la 31 29° et la 12 30°, quelle désillusion pour l’ensemble de l’équipe et des pilotes….

Nous apprendrons après la course que la 38 qui a remporté la manche a fait la course avec le fond plat coté passager arraché et bien qu’elle ait gagné la course, et a donc été contrôlée, le manque d’un élément aussi important que le fond plat (le plancher) passager n’a pas été sanctionné par les commissaires techniques et la direction de course, on ne peut que se demander ce qui se serait passé si un des pilotes de la 38 avait pris un caillou qui remonte de la piste à 220.

On nous a forcé a rentrer avec un pare choc arrière en train de se détacher sur la 23 ce qui est normal puisque c’est dans le règlement mais il ne s’est rien passé pour la 38 avec une auto sans plancher…

Mais bien sur quand ça va mal, ça peut toujours aller encore plus mal.

Nous allons aborder un peu de politique interne au championnat, certaines équipes qui sont engagées avec la même équipe technique dans plusieurs championnat se plaignent depuis pas mal de temps que les mécaniciens sont forcés de trop travailler pour réparer les autos le samedi soir.

Ce raisonnement peut sembler être justifié, après tout personne ne demande aux mécaniciens de se coucher parfois au milieu de la nuit pour le plaisir, mais nous ne devons pas oublier que les clients qui payent pour rouler en Lamera payent pour ROULER, et donc les autos doivent être prêtes le dimanche matin.

Après des séances intenses de lobbying téléphonique auprès de TTM ils ont finalement obtenu que les équipes n’aient le droit de travailler uniquement 1h45 le soir avant de mettre les autos en parc fermé pour la nuit, nous nous sommes opposés à ce nouveau règlement qui a fait son apparition en milieu de saison en vain…

Ayant eu un turbo a remplacer sur la 12 en plus de l’entretien des 2 autres autos le délai de 1h45 nous semble très court car la pénalité si on dépasse le temps imparti est de 10 tours (à titre d’exemple si on casse la voiture d’un autre concurrent la pénalité est de DEUX tours…..), les pilotes de la 12 sont furieux et nous confirment que partir avec 10 tours de retard ne présent aucun intérêt et ne souhaitent pas rouler le dimanche dans ces conditions.

TTM organise une réunion entre propriétaires d’écurie, il se trouve que nous ne sommes pas les seuls à avoir un problème de timing et nous parvenons à une solution de compromis ou les mécanos vont s’arrêter de travailler à 2045 pour profiter de la soirée que TTM à organisé pour eux avec des animations de fête foraine et une compétition amicale entre équipes de pilotes et équipes de mécanos au sumo gonflable et autres jeux en plein air installés sur le paddock du castellet.

Ils pourront reprendre le travail à 2230 jusqu’à 0100 ce qui nous permettra de sortir l’ensemble moteur+boite de la 12, de décoller cet embrayage et de remonter le tout.

Cette décision est prise à 2020 A L’UNANIMITE, nous informons donc nos mécanos qu’ils ont 25 minutes pour commencer le démontage du moteur, il nous faut vidanger le liquide de refroidissement, débrancher les durites de dépression turbo, enlever le faux châssis arrière qui tient l’échappement (que nous venons de finir de remonter….), les mécanos se mettent immédiatement au travail et en 17 minutes font un travail exceptionnel qui permet de tout enlever en un laps de temps très court.

Tout va bien…..SAUF QUE….2 équipes ont profité du fait que nous sommes tous repartis travailler pour aller dire à l’organisateur que finalement ils avaient changé d’avis alors qu’ils ont donné leur accord devant tout le monde 10 minutes plus tôt !!!!

L’organisateur vient donc nous voir pour nous informer que nous devons tout remonter en 30 minutes avant de mettre les autos en parc fermé avec un embrayage qui colle et en faisant remonter aux mécanos ce qu’ils viennent de démonter après l’avoir remonté suite au premier démontage !!!! Les préoccupations de certains sur le bien être des mécaniciens sont vraiment difficiles à comprendre.

Autant vous dire que la cote de popularité de ces 2 personnes ayant bafoué leur parole moins de 10 minutes après l’avoir donné devant tout le monde n’est pas au plus haut, certains iront même leur dire de vive voix tout le bien qu’ils pensent de leur sens de l’honneur, après tout même si l’esprit compétitif est de mise cela ne reste jamais qu’une formule monotype et pas les 24H du Mans ou de la F1….

De notre coté nous n’irons même pas discuter avec des gens se reniant aussi vite, il était tellement plus facile de dire non quand nous étions tous ensemble mais ils n’ont pas voulu assumer leur décision en public et sont allés pleurnicher auprès de l’organisateur….que dire de plus ?

A grand coups de jurons que nous ne répéterons pas ici nos mécanos remontent le tout et vont à “la fête” organisée si gentiment par TTM, personne n’ayant bien sur l’esprit à la fête tout cela se termine assez rapidement, nos mécanos préfèrent se coucher au milieu de la nuit si c’est nécessaire que de jouer en sachant que les autos ne sont pas prêtes pour le lendemain…

Le lendemain matin le départ de la course se passe sans grand souci, malheureusement au bout de quelques tours la 31 rentre avec une transmission cassée, nous examinons le châssis et voyons que la chape qui tient la boite de vitesse à été arrachée, Robin n’a pu éviter un vibreur à Signes et nous devons démonter, couper, ressouder avant de repartir, nos amis belges de chez MRCP viendront nous aider a souder et nous leur devons un grand merci, l’auto pourra repartir 2h30 plus tard.

La 23 fait un beau début de course en partant de la 23° place elle navigue entre la 15° et la 18° place qui la met une fois de plus sur le podium en Gentlemen.

Les autos de pointe ont pour habitude de monter des pneus neufs le dimanche, ce qui est TRES efficace…..pendant 10 tours environ, nos pilotes préfèrent ne pas mettre ce genre de budget (800 euros HT) au feu aussi vite et repartent avec les pneus de la veille (il faut savoir qu’en Lamera on fait une course de 24H avec un seul train de pneus…), dans le premier relais la 12 perd donc 15 secondes sur les autos de pointe et gère tranquillement cet écart pour finir la manche du matin à une 3° place qui lui permet de repartir à 1400 en 2° ligne.

Les excités sont de sortie pour le départ de l’après midi, la 33 et la 1 se mettent des coups de portière pendant 3 virages puis finissent par se toucher en envoyant la 33 en pirouette, Fred qui est dans la 12 à 20m des génies qui confondent endurance et sprint ne peut les éviter qu’en prenant un extérieur hasardeux qui le fait rouler sur des bavettes en plastique qui vont casser le pare choc avant, déformer le faux châssis qui maintient le radiateur en place et arracher une bonne partie des pavés de gomme de notre pneu avant gauche.

Nous devrons nous arrêter 2 fois pour réparer tout ça et scotcher autant que possible le pare choc avant pour ne pas avoir de problème avec la direction de course au sujet des éléments de carrosserie qui manquent…

Une fois de plus la 12 est victime de cette malchance qui nous colle à la peau et qui fait que même quand ce sont les autres qui font des erreurs, cela nous retombe dessus à la fin.

Pour clôturer un weekend vraiment pourri la 23 cassera une transmission alors qu’elle était en tête de la catégorie Gentleman et finira a une bien triste 17° place, derrière la 12 qui se classera 15° et loin devant la pauvre 31 qui après avoir perdu 2h30 le matin arrivera tout de même à ne pas être dernière.

La 1 sera déclassée après l’arrivée pour une hauteur non conforme, d’autres autos sont également en défaut par rapport au règlement technique notamment sur des tailles d’ouverture d’écope de radiateur mais la direction de course préférera ne pas s’en préoccuper cette fois.

Inutile de vous dire que toute l’équipe H-Racing est très déçue de ce weekend, les mécanos n’ont pas pu travailler comme ils le souhaitaient, les pilotes ont payé cash pour chaque petite erreur alors que certains autres ont eu plus de chance que nous et la mécanique nous a trahi sur des pièces électroniques sur lesquelles nous ne pouvons pas intervenir.

Nous cherchons donc activement un exorciste, une marabout, un magnétiseur, un gourou, un vaudou, un enchanteur…en bref tout ce qui pourrait nous débarrasser de cette maudite malchance qui fait qu’en ayant la voiture la plus rapide du paddock et l’équipage le plus fiable nous ne sommes pas payés de nos efforts….

Le break estival va nous permettre de nous calmer car la tension nerveuse est un peu haute chez nous en ce moment, nous allons améliorer nos procédures à l’atelier et en course pour essayer de minimiser au maximum des zones d’incertitudes et nous nous retrouverons au val de vienne début septembre.

Bonnes vacances à tous et à très vite…

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